Cahiers Traits-d’Union #1 : Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil

Cahiers Traits-d’Union #01

Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil.

Date de publication : 20 novembre 2019

 

Téléchargez le numéro : Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil
 

Éditrices

Giusi La Grotteria, Sorbonne Nouvelle – Paris 3, ED 122, CIRCE-LECEMO

Ketty Zanforlini, Sorbonne Nouvelle – Paris 3, ED 122, CIRCE-LECEMO

 

Comité scientifique

Maria Pia De Paulis, Professeure, Sorbonne Nouvelle – Paris 3, ED 122, CIRCE-LECEMO

Melissa Lecointre, Maître de conférences, Sorbonne Nouvelle – Paris 3, ED 122, CREC

Jacqueline Penjon, Professeure Émérite, Sorbonne Nouvelle – Paris 3, ED 122, CREPAL

Ada Tosatti, Maître de conférences, Sorbonne Nouvelle – Paris 3, ED 122, CIRCE-LECEMO

 

Comité de lecture

Giusi La Grotteria, Sorbonne Nouvelle – Paris 3, ED 122, CIRCE-LECEMO

Ketty Zanforlini, Sorbonne Nouvelle – Paris 3, ED 122, CIRCE-LECEMO

 

Numéro évalué par le comité de lecture des Presses Sorbonne Nouvelle.

Avec le soutien de l’EA 3979 LECEMO et de l’ED 122 de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Illustration de couverture : KoKo.N, Matizes, Paris, 2017, 29,7 x 42 cm, aquarelle et encre sur papier

Illustrations à l’intérieur du numéro : © KoKo.N

 Conception graphique et mise en page : Inès Prévot

 ISSN : en cours.

Pour citer cette publication : Giusi La Grotteria, Ketty Zanforlini (éds), « Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil », in Les Cahiers Traits-d’Union [En ligne], n°1, 2019.

 

Le numéro – Sommaire – Résumés

Éditorial

Francesco Forlani : Apologie de la pensée oblique

Pour citer cet article : Francesco Forlani, « Apologie de la pensée oblique », in Les Cahiers Traits-d’Union [En ligne], n°1, « Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil » s. dir. Giusi La Grotteria, Ketty Zanforlini, 2019, p. 9-15.

 

VOYAGE EN TERRITOIRES PÉRIPHÉRIQUES

Cécile Beau : L’imaginaire de l’Espagne vide comme territoire symbolique de l’échec du franquisme

Résumé : À partir des années cinquante, la société espagnole, essentiellement agraire, a subi de plein fouet les effets d’une industrialisation accélérée – promue par le pouvoir franquiste – qui a entraîné un déclin rapide et irréversible des régions rurales. Ces territoires se sont dépeuplés et ont rapidement périclité au profit du noyau central (Madrid) ainsi que de certaines régions périphériques (Pays Basque et Catalogne essentiellement). Toutefois, les conséquences de la disparition des sociétés paysannes, qui occupaient jadis l’espace que l’on désigne aujourd’hui sous le terme d’España vacía, Espagne vide, ont été relativement peu étudiées. En dépit du caractère silencieux de cet exode rural espagnol, plusieurs auteurs de la seconde moitié du vingtième siècle se sont penchés sur son histoire : Miguel Delibes, Camilo José Cela ou Julio Llamazares, entre autres, déplorent dans leurs romans le sort réservé à ces régions et à leurs habitants. Or, nous verrons que, paradoxalement, ces espaces, en apparence marginaux et oubliés, semblent conserver une importance symbolique très forte dans la société espagnole actuelle.

Pour citer cet article : Cécile Beau, « L’imaginaire de l’Espagne vide comme territoire symbolique de l’échec du franquisme », in Les Cahiers Traits-d’Union [En ligne], n°1, « Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil » s. dir. Giusi La Grotteria, Ketty Zanforlini, 2019, p. 18-28.

 

Giusi La Grotteria : Périphéries dans l’œuvre de Maria Messina. La province italienne come ailleurs contraint mais nécessaire dans son voyage de la Sicile vers le Continent

Résumé : Dans son voyage de la Sicile vers le Continent au début du XXe siècle, l’auteure sicilienne Maria Messina (1887-1944) fait de la province italienne le centre de son écriture soucieuse du vrai. Elle construit à travers cet espace, qui est périphérique par rapport à des centres multiples, une véritable topographie symbolique et idéologique capable d’exprimer la misère matérielle, culturelle et existentielle des femmes et des hommes de son époque. De fait la province, lieu contraint où le temps circulaire et l’espace fermé décrivent l’inertie de ses habitants, devient nécessaire à la représentation de la condition universelle du sujet dans la vision bien triste du monde que l’écrivaine nous a laissée.

Pour citer cet article : Giusi La Grotteria, « Périphéries dans l’œuvre de Maria Messina. La province italienne come ailleurs contraint mais nécessaire dans son voyage de la Sicile vers le Continent », in Les Cahiers Traits-d’Union [En ligne], n°1, «Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil » s. dir. Giusi La Grotteria, Ketty Zanforlini, novembre 2019, p. 29-37.

 

SUJETS PÉRIPHÉRIQUES

Nicola Brarda : De Madrid à Milan. L’Europe comme lieu d’une identité inquiète. Un nouvel imaginaire de la périphérie dans Princesa de Maurizio Iannelli et Fernanda Farias de Albuquerque

Résumé : Classique de la littérature migrante en Italie, Princesa (1994), récit de vie de Fernanda Farias de Albuquerque, suit Fernanda, surnommée Princesa, dans un parcours en tant que transsexuelle et prostituée qui la mène du Brésil à l’Italie. La découverte de Madrid et de Milan marque sa première rencontre avec l’Europe. Notre contribution souhaite interroger les modalités à travers lesquelles ce segment de l’œuvre réélabore un imaginaire de la périphérie à travers le regard d’un sujet décentré, faisant du vieux continent une zone de brouillage entre les genres et les rôles. Un espace marqué par l’inquiétude, où la protagoniste craint de rester bloquée à mi-chemin dans sa transition personnelle.

Pour citer cet article : Nicola Brarda, « De Madrid à Milan. L’Europe comme lieu d’une identité inquiète. Un nouvel imaginaire de la périphérie dans Princesa de Maurizio Iannelli et Fernanda Farias de Albuquerque », in Les Cahiers Traits-d’Union [En ligne], n°1, « Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil » s. dir. Giusi La Grotteria, Ketty Zanforlini, 2019, p. 40-48.

 

Sara De Benedictis : Itinéraires périphériques dans quelques poèmes des Ceneri di Gramsci (1957) à La religione del mio tempo (1961) de Pier Paolo Pasolini

Résumé : La notion de périphérie parcourt toute l’œuvre de Pasolini : de la volonté d’utiliser une langue mineure voire périphérique comme le dialecte frioulan jusqu’à la découverte des peuples de l’Inde et de l’Afrique, en passant par celle des lieux et des habitants des borgate de Rome, les marges sont pensées comme un lieu foisonnant de vitalité et de découverte de l’altérité. Les poèmes des recueils Le ceneri di Gramsci (1957) et La religione del mio tempo (1961) sur lesquels portera cette contribution ont été composés à Rome durant les années cinquante. Nous concentrerons notre attention sur les poésies où la structure diaristique et autobiographique permet de suivre les itinéraires du poète à travers la périphérie de Rome et dans les quartiers populaires de la capitale. Nous tenterons de montrer que, en exposant des lieux et des sujets en marge, Pasolini met au premier plan la différence, l’altérité, l’impur, et renverse, ce faisant, le rapport de valeurs centre/périphérie.

Pour citer cet article : Sara De Benedictis, « Itinéraires périphériques dans quelques poèmes des Ceneri di Gramsci(1957) à La religione del mio tempo (1961) de Pier Paolo Pasolini », in Les Cahiers Traits-d’Union [En ligne], n°1, « Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil » s. dir. Giusi La Grotteria, Ketty Zanforlini, 2019, p. 49-58.

 

VOIX ET LANGAGES DE LA PÉRIPHÉRIE

Ketty Zanforlini : Les voix de Suburra et de Gomorra. Un langage local pour des dynamiques globales

Résumé : Dans trois romans italiens publiés récemment, Suburra (Bonini Carlo et De Cataldo Giancarlo, 2013), La paranza dei bambini et Bacio feroce (Saviano Roberto, 2016 et 2017) – dont l’action se déroule, pour le premier, dans la banlieue de Rome et pour les deux autres dans la banlieue de Naples – les personnages s’expriment dans une langue qui mélange dialectes et sociolectes. Nous analyserons les différentes voix intervenant dans les récits, y compris la voix du narrateur, afin d’interroger la posture des auteurs vis-à-vis de l’image des périphéries qu’ils représentent. Ainsi nous verrons comment la production romanesque actuelle peut exprimer des dynamiques globales tout en se plaçant d’un point de vue local pour rendre compte de la complexité sociale.

Pour citer cet article : Ketty Zanforlini, « Les voix de Suburra et de Gomorra. Un langage local pour des dynamiques globales », in Les Cahiers Traits-d’Union [En ligne], n°1, « Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil » s. dir. Giusi La Grotteria, Ketty Zanforlini, 2019, p. 62-71.

 

Priscilla Coutinho : La voix des opprimés quitte la périphérie. La formation d’une nouvelle expression littéraire serait-elle en marche ?

Résumé : Au cours des dernières années, la périphérie a surgi dans la scène culturelle brésilienne non simplement comme un thème de sa production artistique, mais comme un sujet transformateur de ses enjeux. Nous sommes en train d’assister à un mouvement qui redéfinit le langage que ce soit dans la musique, la littérature ou dans le théâtre, dits marginaux, à la recherche d’une expression authentique et jusqu’à présent renfermée dans ses propres ghettos. Un mouvement qui s’approprie le territoire exclu des grandes villes en nous dévoilant toutes les nuances de sa réalité complexe et bien spécifique. Serait-on en train d’assister à un jeu de renversement entre centre et périphérie ? La nouvelle production culturelle brésilienne, viendrait-elle de la marge sociale créée par ces grandes agglomérations urbaines ?

Pour citer cet article : Priscilla Coutinho, « La voix des opprimés quitte la périphérie. La formation d’une nouvelle expression littéraire serait-elle en marche ? », in Les Cahiers Traits-d’Union [En ligne], n°1, « Périphéries dans la littérature contemporaine. Espagne, Italie, Brésil » s. dir. Giusi La Grotteria, Ketty Zanforlini, 2019, p. 72-80.

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