Le végétal : enjeux ontologiques, esthétiques et environnementaux
Derrière l’apparente unité du terme « végétal » se déploie une multiplicité d’êtres vivants – terrestres et aquatiques, des plantes aux algues – qui partagent des propriétés communes ; ils sont pluricellulaires, eucaryotes, et ont recours au processus de photosynthèse dans le cadre de leur développement. Les végétaux, en plus de présenter des caractéristiques biologiques, relatives aux sciences de la nature, sont également une source d’inspiration pour développer des réflexions propres aux sciences humaines et sociales. Ils traversent indirectement divers champs disciplinaires. Penser les végétaux permet de déplacer notre regard sur le monde et de renouveler certaines catégories à partir desquelles nous le comprenons.
Le numéro 17 de la revue Traits-d’Union propose d’explorer les végétaux en tant qu’objet de connaissance mobilisant des dimensions scientifiques – des sciences de la nature aux sciences humaines et sociales –, linguistiques, sociopolitiques et culturelles. Des plantes à l’environnement, de l’ontologie à la politique, les végétaux revêtent des formes esthétiques et symboliques variées. Ce thème invite à s’extraire des catégories uniques et à nous orienter vers un monde pluriel. Il nous inscrit dans une histoire et nous permet aussi de penser l’avenir. Pour cela, nous avons défini trois axes à partir desquels étayer collectivement notre pensée.
Axe 1 : Penser le végétal : ontologies, épistémologies et agentivité des plantes
Qu’est-ce qu’une plante, ou plus généralement le vivant végétal ? Au-delà du fait que certaines espèces, telles que les champignons ou les algues, occupent une position liminale dans les classifications biologiques, il s’agit surtout d’interroger l’être-plante lui-même et ses formes de vie. Si, dès l’Antiquité, Aristote (1993) évoquait l’« âme végétative », les plantes ont longtemps été définies par les seules fonctions de nutrition, de croissance et de reproduction. Les recherches scientifiques contemporaines invitent toutefois à reconsidérer cette conception en mettant en évidence les capacités relationnelles, perceptives ou communicationnelles du vivant végétal (Braam et al., 2005 ; Brenner et al., 2006 ; Gagliano et al., 2016). À l’inverse, si certains auteurs vont jusqu’à leur attribuer des formes de sensation, de communication, voire d’intelligence (Calvo et Lawrence, 2022 ; Mancuso et Viola, 2015) – perspective également popularisée par des ouvrages destinés au grand public, tels que La Vie secrète des arbres de Peter Wohlleben – d’autres dénoncent un certain « confusionnisme » consistant à placer toutes les formes du vivant sur un même plan et défendent une distinction fondamentale entre l’être animal et l’être végétal (Burgat, 2020 ; Pollan, 2002 ; Taiz et al., 2020).
Comment penser alors l’agentivité végétale et ses modes de vie propres sans les confondre avec des catégories animales ou les anthropomorphiser ? Plutôt que d’y chercher la preuve de capacités jugées supérieures, il faudrait peut-être y voir un mode d’existence différent : non seulement celui d’une forme de vie qui nous précède, mais aussi celui qui relie l’inorganique, l’animal et l’humain dans une « métaphysique du mélange » (Coccia, 2016). Depuis La Métamorphose des plantes de Goethe ou les Tableaux de la nature de Humboldt, le monde végétal pointe ainsi vers une logique de transformation relationnelle qui dépasse une conception purement mécaniste du vivant. Contre une vision traditionnelle de l’agentivité fondée sur la mobilité, l’individualité et la conscience, les plantes, apparemment immobiles et silencieuses, manifestent, en réalité, une puissance d’agir différente et un mode d’existence horizontal fondé sur un maillage de relations dé-hiérarchisées. Cette perspective rappelle le modèle du rhizome développé par Deleuze et Guattari (1980) et trouve aujourd’hui son prolongement le plus radical dans des approches contemporaines qui prennent les plantes, les forêts ou les champignons comme modèles de pensée pour comprendre la réalité au-delà de l’anthropocentrisme et de la séparation stricte entre nature et culture (Coccia, 2016 ; Kohn, 2017 ; Tsing, 2017).
Par ailleurs, comment les langues, les classifications et les catégories construisent-elles notre rapport aux plantes ? Les recherches en ethnolinguistique et en anthropologie linguistique montrent que ce rapport n’est jamais neutre (Laplantine, Leguy et Vapnarsky, 2025). Quelle différence existe-t-il entre les nominations vernaculaires et les classifications scientifiques des plantes (Khoufache, 2019) ? Existe-t-il une hiérarchie de valeur entre un arbre, une herbe ou une « mauvaise herbe » ? Quel rôle jouent aujourd’hui les nouvelles technologies et les herbiers numériques dans les manières de classer et de conserver le végétal ? On peut également interroger les différentes formes de vie du végétal : forêt, jardin, potager, paysage, montagne, qui deviennent autant de lieux de symbolisation et de fantasmes. Ainsi, la fleur a été associée à la fois à la virginité et à l’érotisme, même si paradoxalement la sexualité des plantes a été méconnue, voire niée, jusqu’à la fin du XVIIe siècle (Daugey, 2019). En même temps, la diversité des modes de reproduction végétale – de nombreuses plantes étant hermaphrodites ou capables de reproduction asexuée – a contribué à remettre en question les catégories binaires traditionnelles du sexe et du genre, ouvrant des perspectives fécondes pour les théories féministes et queer du vivant et les approches féministes et écologiques du care (Wittig, 1973 ; Haraway, 2016).
Axe 2 : Créer avec le végétal : les plantes comme opérateur esthétique
La représentation des plantes, le végétal comme décor ou comme sujet principal des œuvres, est une constante depuis les traditions orales et les mythes jusqu’à nos jours, tout en renforçant l’imaginaire et le mystère autour du végétal. Dans l’art, depuis les Métamorphoses d’Ovide et les « quatre nobles plantes » de la peinture chinoise traditionnelle (prunier, orchidée, bambou, chrysanthème), à travers les imaginaires opératiques où le motif des fleurs ou des plantes est essentiel et où la nature est parfois la destinataire de prières (par exemple, dans la « Romance du saule » au quatrième acte de Otello de Verdi), les paysages picturaux du début de la modernité, la vie tropicale comme sujet de la peinture moderne chez Gauguin, le végétal comme personnage principal de la littérature contemporaine (Le Baron perché d’Italo Calvino), jusqu’aux jeux vidéo qui, peut-être curieusement, proclament un retour à la nature (Plants vs. Zombies, Stardew Valley, Minecraft, Grounded), voire proposent un type de walking simulator (The Vanishing of Ethan Carter), les plantes traversent ainsi différentes formes de création artistique. Mis à part le fait qu’au cinéma contemporain les plantes persistent comme thème, par exemple, dans Silent Friend (2025) d’Ildikó Enyedi ou dans L’arbre aux papillons d’or (2023) de Phạm Thiên Ân, il est intéressant de constater que, dans le cinéma et dans les séries de science-fiction, les plantes sont souvent représentées comme prédatrices ou dévoratrices, c’est-à-dire qu’elles revêtent une identité animale, comme, par exemple, dans le film culte La Petite Boutique des horreurs (1960) de Frank Oz ou la série The Day of the Triffids (2009). En outre, les plantes ne sont pas seulement le sujet des œuvres ; au contraire, dans certaines pratiques artistiques traditionnelles les plantes participent à la création, soit comme le support des premières formes d’arts, soit dans leur forme physique, comme c’est le cas dans les cyanotypes botaniques, soit transformées en teintures ou pigments.
Mais, au-delà de la simple représentation artistique des plantes ou de leur utilisation comme outil, il s’agit aussi de s’interroger sur ce que le végétal fait à l’art. Comment les plantes, dans leur immobilité apparente, peuvent-elles cependant mettre en œuvre une dynamique renouvelée de création ? Parfois, elles sont un véritable paradigme de création, comme c’est le cas chez Matisse où le dynamisme de l’arbre devient un synonyme de la création, et, parfois, une composante de celle-ci, notamment dans certaines pratiques artistiques asiatiques telles que l’ikebana, le penjing ou le bonsaï. Par ailleurs, dans l’art contemporain du vivant et dans les écopoétiques contemporaines, la nature vivante obtient une forme de présence dans l’œuvre, voire devient un véritable partenaire du processus créatif. Le végétal devient ainsi un modèle de création, une manière de penser les relations entre les êtres vivants et l’œuvre, entre l’humain et le non-humain. Dans le théâtre contemporain, on parle d’une seconde redécouverte du vivant végétal (Beaufils, 2023), voire d’un plant turn (Garcin-Marrou, 2019). Un exemple particulièrement intéressant est le travail de Philippe Quesne, le « scénographe-jardinier » (Martin-Lahmani, 2023), et de sa compagnie Vivarium Studio, où la scène se rapproche d’un terrarium, un petit monde vivant peuplé de branches, de mousse et de terre. Le tournant écologique des scènes contemporaines correspond à une volonté de plus en plus partagée de dés-anthropologiser la scène et de prendre la logique végétale du réseau, du milieu et de la relation comme paradigme vital de la création. Dans l’opéra Like Flesh de Costa, Eldar et Lynn (2022), la métamorphose végétale, inspirée d’Ovide, devient le point de départ d’une réflexion sur les relations entre corps, forêt et crise écologique, tout en intégrant diverses technologies (vidéo, dispositifs sonores et numériques) en résonance avec la thématique végétale.
Du côté des arts plastiques, des œuvres comme Rêvolutions (2015) de Céleste Boursier-Mougenot, présentée au Pavillon français de la Biennale de Venise, témoignent également de cette volonté de repenser la place du vivant végétal dans la création artistique. Cette installation met en scène des arbres qui « marchent », dont le mouvement est dicté par leurs propres rythmes physiologiques, captés par un dispositif technique. Il est intéressant de noter, dans ce contexte, la place de la technologie dans la création « végétale » qui, loin de s’opposer au vivant, s’y intègre comme un « organe » artificiel de médiation. Ce sont également des dispositifs techniques qui ont permis, dans les recherches récentes en bioacoustique, d’« entendre » les sons émis par les plantes (Avan, 2023). Enfin, on peut se demander comment ces esthétiques contemporaines inspirées par le vivant végétal, dont la devise est « producing like a plant » (Lichtenstein, 2026), résonnent avec des conceptions plus traditionnelles de la beauté naturelle (Kant, 1790) ou, par exemple, celle du jardin chez Rousseau (1761), ou encore, comment elles s’articulent dans les pratiques paysagistes contemporaines dont témoignent les œuvres de Catherine Mosbach et Junya Ishigami.
Axe 3 : Faire monde avec le végétal : à l’intersection du social, des territoires et du politique
Et si l’être humain se décentrait ? Si la nature, en particulier les végétaux, était tout aussi importante et considérée comme un élément central de notre écosystème ? Au-delà de la mondialisation, de la globalisation, des échanges interculturels, les interactions entre les végétaux et l’environnement préexistent. S’extraire d’un spécisme nous permet de considérer une coexistence active en constante co-construction, et de déconstruire une hiérarchie entre humain et végétal (Haraway, 2016) – voire même entre les végétaux par analogie avec les êtres humains – pour tendre vers une horizontalité démocratique. Comment redonner une place aux plantes jugées « ordinaires », à celles invisibilisées dans les villes, et aux « mauvaises herbes », au sens propre comme au figuré ? Le social rencontre ici le végétal. L’art planétaire, les théories chinoises traditionnelles de l’art, des biologistes (Sélosse, 2021) et des paysagistes (Clément et Archimandritis, 2026) participent à cette décentration anthropocentrée en repartant de nos origines communes : la Terre.
Le terme « environnement » inclut diverses significations, qu’elles soient écologiques, politiques, propres aux sciences humaines et sociales, dans une considération conjointe des êtres humains et du monde non-humain, dont en particulier les végétaux. D’après Winnicott (1952, p. 201) : « Le centre de gravité de l’être ne se constitue pas à partir de l’individu : il se trouve dans la structure environnement-individu. » Ceci est au cœur du modèle écologique (Haeckel, 1966), axé sur les intéractions bidirectionnelles entre le monde vivant et son milieu, à différentes échelles dans une approche systémique.
L’écologie porte sur une reconfiguration des rapports entre humains, végétaux et territoires. L’écologie sociolinguistique place le langage au cœur de cette articulation (Léo Léonard, 2017). L’écopoétique est centrée, quant à elle, sur le lien avec la littérature (Schoentjes, 2015 ; Posthumus et Bouvet, 2016). De nouveaux centres de recherche, déjouant des clivages entre sciences humaines et sciences de la nature, émergent, tel que le laboratoire junior Groupe de Recherche sur les Relations InterSpécifiques (GRRIS) de l’Université Jean Monnet Saint-Etienne. Aux niveaux idéologiques et politiques, l’écocritique s’inscrit dans une perspective de déconstruction voire de dénonciation (Buell, 1995 ; Iovino, 2006 ; Suberchicot, 2012). Avec l’historien Blanc (2020), nous découvrons que l’écologie végétale est mise à contribution du colonialisme vert. En effet, certaines ONG provoquent en Afrique une « naturalisation », qui, sous le signe d’une conservation de la nature, participe à une destruction des parcs nationaux et à une déshumanisation. À l’ère du capitalisme et de l’« expert » occidental idéalisant la nature, à qui appartient le végétal ?
Les végétaux nous inspirent et améliorent notre habitat et notre vie. Ils sont intégrés dans les créations architecturales comme c’est le cas dans le travail de César Manrique aux îles Canaries, ou d’Antoni Gaudí à Barcelone. Ils occupent une fonction explicite dans des pratiques pharmaceutiques telles que la phytothérapie, l’homéopathie, ou dans le soin plus généralement (Jamet, 2022 ; Lievens, 2023 ; Reeh, 2025 ; Jean, 2026).
Les végétaux peuvent avoir un impact sur nous et sur l’environnement, au même titre qu’ils peuvent être exploités voire dégradés de leurs propriétés. Ils récoltent les conséquences de l’activité humaine, comme en témoigne chaque année le jour du dépassement de la Terre défini par l’ONG Global Footprint Network. Notons que le 30 juillet 2026, l’humanité a consommé les ressources naturelles que la Terre produit en une année. C’était le 24 avril 2026 pour la France.
De l’éco-anxiété médiatique à la solastalgie (Albrecht, 2005) en passant par la collapsologie (Servigne et Stevens, 2015), Drweski (2025) relève la façon dont la crise environnementale porte le signe d’un « malêtre » (Kaës, 2012) propre à une crise qui pourrait être qualifiée de « contemporaine ». Freud (1930) nous indiquait déjà qu’en dominant la nature et en l’instrumentalisant, les êtres humains parviendraient à s’auto-détruire[1]. C’est aussi la Terre qui en paye les conséquences, tel un écocide.
Que ce soit à travers, par exemple, le chant ou la musique (Aïsha Devi avec son album DNA Feelings, Youssoupha et Sangaré avec leur vidéoclip Tous vivants, Blick Bassy avec son album Mádibá Ni Mbondi [signifiant « L’eau et les fleurs »], horsegiirL avec son album Nature is healing), les arts vivants et les jeux vidéos comme évoqué précédemment, le rapport au corps (Weber, 2022), la place du genre (tel que dans l’exposition Passer dans les corps des arbres. Hybridations végétales autour de l’œuvre de Monique Wittig organisée par Les Jaseuses en 2023) ; les artistes, chercheur.es et créateur.ice.s nous rappellent que les plantes et les paysages végétaux sont des symboles de protection, de mémoire et de résistance. Ils participent aux combats politiques des théories féministes, queer du vivant (Wittig, 1973) et écologiques du care (Haraway, 2016), en nous mettant en réflexion sur l’anthropocène, le capitalocène et le plantationocène. À travers une écopoétique décoloniale, les végétaux sont des vecteurs pour interroger les relations entre territoires, héritages culturels et luttes écologiques. Comment l’écopoétique décoloniale (Glissant, 1990 ; Boizette, Garnier, Lefilleul et Riva, 2021) peut-elle soutenir une reconfiguration des rapports entre humains, végétaux et social ? Dans quelle mesure les plantes participent-elles à une décolonisation des imaginaires écologiques ?
Les végétaux constituent des espaces politiques autant qu’écologiques (Ferdinand, 2019), à partir desquels il devient possible d’interroger nos manières d’habiter, de coexister et de faire monde avec le vivant. Comment pouvons-nous, en tant qu’être humain, appréhender notre propre vécu dans la relation aux végétaux (Searles, 1972) ? L’hybridation végétale peut-elle être un exemple pour comprendre la multiplicité des cohabitations et réseaux possibles, à l’image d’un rhizome (Deleuze et Guattari, 1980), voire d’une agentivité politique rhizomique ?
* * *
Barontini et Schoentjes (2022, p. 104) écrivent : « […] le défi de la fiction environnementale réside dans une nécessité de décentrement, dans le fait de considérer le réel comme un tissu de rapports multiples, avec une attention marquée portée à la matérialité du monde. » Si les végétaux permettent de nous ancrer dans le monde, de nous enraciner, dans une agentivité rhizomique ; ils nous permettent aussi d’errer, comme pourvus de thalles, telles des algues dans l’océan ; ils nous permettent de rêver, de créer, de nous mobiliser et de nous repenser.
Modalités de contribution
Cet appel à contributions s’adresse à de jeunes chercheur·ses (masterant·es, doctorant·es ou docteur·es non titulaires) issus de diverses disciplines des sciences humaines et sociales. Pour les Journées d’Etudes de la revue Traits-d’Union, nous vous invitons à nous transmettre vos propositions de communication inscrites dans l’un de ces trois axes. Elles sont rédigées en français en 500 mots maximum, et sont à envoyer à l’adresse contact@revuetraitsdunion.org au format .doc, .docx, ou .odt, au plus tard le 29 octobre 2026. Elles sont accompagnées d’une courte bibliographie indicative, d’une bio-bibliographie d’une dizaine de lignes comprenant votre statut, votre université et votre laboratoire de rattachement. Les Journées d’Études sont organisées en format hybride (visioconférence et présentiel) au Campus Nation de l’Université Sorbonne Nouvelle (8 avenue de Saint-Mandé, 75012 Paris), les 15 et 16 janvier 2027. Les interventions durent 20 minutes. Les propositions retenues sont ensuite remaniées en articles qui sont à transmettre le 21 février 2027 au plus tard, pour une publication dans le numéro 17 de la revue Traits-d’Union (processus d’évaluation en double aveugle).
Bibliographie indicative
Albrecht, G. (2005). Solastalgia: A new concept in health and identity. PAN: Philosophy, Activism, Nature, (3), 44–59. https://doi.org/10.4225/03/584f410704696
Aristote. (1993). De l’âme. Flammarion.
Avan, P. (2023). Bioacoustique des plantes. Des Mozart en herbe ? Médecine/Sciences, 39(10), 719–721. https://doi.org/10.1051/medsci/2023121
Barontini, R., & Schoentjes, P. (2022). Quand l’écologie s’impose en littérature. Études, (4290), 95–104. https://doi.org/10.3917/etu.4290.0095
Beaufils, E. (dir.). (2023). Dramaturgies des plantes [Numéro thématique]. Tangence, (132).
Blanc, G. (2020). L’invention du colonialisme vert : Pour en finir avec le mythe de l’Éden africain. Flammarion.
Braam, J. (2005). In touch: Plant responses to mechanical stimuli. New Phytologist, 165(2), 373–389. https://doi.org/10.1111/j.1469-8137.2004.01263.x
Brenner, E. D., Stahlberg, R., Mancuso, S., Vivanco, J., Baluška, F., & Van Volkenburgh, E. (2006). Plant neurobiology: An integrated view of plant signaling. Trends in Plant Science, 11(8), 413–419. https://doi.org/10.1016/j.tplants.2006.06.009
Buell, L. (1995). The environmental imagination: Thoreau, nature writing, and the formation of American culture. Harvard University Press.
Burgat, F. (2020). Qu’est-ce qu’une plante ? Essai sur la vie végétale. Seuil.
Calvo, P., & Lawrence, N. (2022). Planta sapiens: Unmasking plant intelligence. Bridge Street Press.
Clément, G., & Archimandritis, Y. (2026). Un jardin pour l’éternité. Arthaud. https://doi.org/10.3917/arth.cleme.2026.01
Coccia, E. (2016). La vie des plantes : Une métaphysique du mélange. Payot & Rivages.
Daugey, F. (2019). Les plantes ont-elles un sexe ? Ulmer.
Deleuze, G., & Guattari, F. (1980). Mille plateaux : Capitalisme et schizophrénie 2. Les Éditions de Minuit.
Drweski, P. (2025). De quoi les climato-sceptiques sont-ils les porte-parole ? Dans P. Drweski, A. Sinanian, D. Giannica, & M. Liguori (dir.), La psychologie clinique face à la crise écologique : Angoisses, destructivité et créativité (p. 71–88). In Press.
Ferdinand, M. (2019). Une écologie décoloniale : Penser l’écologie depuis le monde caribéen. Seuil. https://doi.org/10.3917/ls.ferdi.2019.01
Gagliano, M., Vyazovskiy, V. V., Borbély, A. A., Grimonprez, M., & Depczynski, M. (2016). Learning by association in plants. Scientific Reports, 6, Article 38427. https://doi.org/10.1038/srep38427
Garcin-Marrou, F. (2019). Théâtrologie des plantes ou le « Plant Turn » du théâtre contemporain. thaêtre. https://www.thaetre.com/2019/06/01/theatrologie-des-plantes/
Glissant, É. (1990). Poétique de la relation. Poétique III. Gallimard.
Goethe, J. W. von. (2021). Essai sur la métamorphose des plantes (Ouvrage original publié en 1790). Hachette BnF.
Haraway, D. J. (2016). Staying with the trouble: Making kin in the Chthulucene. Duke University Press.
Haeckel, E. (2013). Morphologie générale des organismes. Dans A. Debourdeau (dir.), Les grands textes fondateurs de l’écologie (p. 53–54). Flammarion. (Texte original publié en 1866)
Humboldt, A. von. (2020). Tableaux de la nature (Tome 2). Hachette BnF.
Iovino, S. (2006). Ecologia letteraria : Una strategia di sopravvivenza. Edizioni Ambiente.
Jean, K. (2026). À notre santé ! La lutte contre le changement climatique n’est pas celle que vous croyez. Payot.
Jamet, C. (2022). Les jeunes poussent. VST – Vie sociale et traitements, 153(1), 56–60. https://doi.org/10.3917/vst.153.0056
Kaës, R. (2012). Le malêtre. Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.kaes.2012.01
Kant, E. (2015). Critique de la faculté de juger (A. Renaut, Trad.). Flammarion. (Ouvrage original publié en 1790)
Khoufache, A. (2019). Étude des dénominations vernaculaires et scientifiques des plantes d’Afrique du Nord [Thèse de doctorat en linguistique, Université Sorbonne Paris Cité]. TEL. https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-03178404
Kohn, E. (2017). Comment pensent les forêts : Vers une anthropologie au-delà de l’humain (Ouvrage original publié en 2013). Zones sensibles.
Laplantine, C., Leguy, C., & Vapnarsky, V. (dir.). (2025). Ethnolinguistique – Anthropologie linguistique : Histoires et études de cas. Société d’histoire et d’épistémologie des sciences du langage (SHESL).
Léonard, J. L. (2017). Écologie (socio)linguistique : Évolution, élaboration et variation. Langage et société, 160–161(2), 267–282. https://doi.org/10.3917/ls.160.0267
Lichtenstein, E. I. (2026). Producing like a plant: Artistic simplicity and environmental understanding. Environmental Values.
Lievens, L. (2023). Introduction [Communication orale présentée à la Journée européenne de la psychomotricité « Ecopsychomotricité dans un monde en transformation »]. https://www.condorcet.be/actualites/actualites-generales/journee-europeenne-de-la-psychomotricite-2023.html
Mancuso, S., & Viola, A. (2015). Brilliant green: The surprising history and science of plant intelligence. Island Press.
Martin-Lahmani, S. (2023). Philippe Quesne, le scénographe-jardinier. Alternatives théâtrales, (149), « Théâtre/Paysage ».
Matisse 1941–1954 [Exposition]. (2026). Grand Palais. https://www.grandpalais.fr/fr/programme/matisse-1941-1954
Pollan, M. (2002). La botanique du désir : Une histoire des plantes racontée par elles-mêmes. J.-C. Lattès.
Posthumus, S., & Bouvet, R. (2016). Eco- and geo-approaches in French and Francophone literary studies. Dans H. Zapf (dir.), Handbook of ecocriticism and cultural ecology (p. 385–412). De Gruyter.
Reeh, S. (2025). L’architecture thérapeutique. Retour à la nature [Documentaire]. Arte. https://www.arte.tv/fr/videos/115024-003-A/l-architecture-therapeutique/
Rousseau, J.-J. (2002). Julie ou la Nouvelle Héloïse (J. M. Goulemot, Prés.). Le Livre de Poche. (Ouvrage original publié en 1761)
Schoentjes, P. (2015). Ce qui a lieu : Essai d’écopoétique. Worldproject.
Searles, H. (1972). Unconscious processes in relation to the environmental crisis. Psychoanalytic Review, 59(3), 361–374.
Sélosse, M.-A. (2021). L’origine du monde : Une histoire naturelle du sol à l’intention de ceux qui le piétinent. Actes Sud.
Servigne, P., & Stevens, R. (2015). Comment tout peut s’effondrer : Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes. Seuil.
Suberchicot, A. (2012). Littérature et environnement : Pour une écocritique comparée. Honoré Champion.
Taiz, L., Alpi, A., Amenta, M., et al. (2020). Plants neither possess nor require consciousness. Trends in Plant Science, 25(7), 597–606. https://doi.org/10.1016/j.tplants.2020.03.008
Tsing, A. L. (2017). Le champignon de la fin du monde : Sur les possibilités de vivre dans les ruines du capitalisme. La Découverte. (Ouvrage original publié en 2015)
Weber, P. (2022). XIV. L’arbre porteur. Dans C. Leroy & C. Palermo (dir.), Pesanteur et portance : Une éthique de la gravité (p. 223–246). Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.leroy.2022.01.0223
Winnicott, D. W. (1992). L’angoisse associée à l’insécurité. Dans De la pédiatrie à la psychanalyse (p. 198–202). Gallimard. (Texte original publié en 1952)
Wohlleben, P. (2017). La vie secrète des arbres : Ce qu’ils ressentent, comment ils communiquent : Un monde inconnu s’ouvre à nous (C. Tresca, Trad.). Les Arènes. (Ouvrage original publié en 2015)
[1] « L’époque présente mérite peut-être justement un intérêt particulier. Les hommes sont maintenant parvenus si loin dans la domination des forces de la nature qu’avec l’aide de ces dernières il leur est facile de s’exterminer les uns les autres jusqu’au dernier. Ils le savent, de là une bonne part de leur inquiétude présente, de leur malheur, de leur fond d’angoisse » (Freud, 1930, p. 333).




Comments are closed